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  • Les méandres de la conscience

    Je lis et entends ici et là un rejet en bloc de la modernité et de la politique. Pour la politique et ses renards on verra plus tard.
     
    « Il n’y a plus de littérature », lis-je. Sans doute puis-je partager, en partie, la mise à l'index d'une médiocrité ambiante, celle d'une littérature fille du spectacle et soumise au profit. La bande Musso, Lévi, tout juste bonne à passer à la moulinette du marchand de prose à reluire. Mais de là à tout brûler, tout condamner ! Ce peut être une insulte jetée à la figure du lecteur et un avertissement proféré à celui qui aurait quelque velléité à aligner quelques pages : chante bonhomme mais ne prends pas la plume ou bien sois Onfray si tu te veux essayiste ou García Márquez si tu te veux conteur ! On aurait donc tout dit, tout écrit, ne subsisterait que la pâle répétition. Idem en peinture ainsi que l'exprimait ce pseudo-cycliste et grand imbécile...
     
    Sur les pentes du Galibier ce type, prof de dessin et ami de Calin Sbire, redresseur de rieutorts et de dos, pérorait et affirmait que l'art était mort avec Marcel Duchamp. Point de salut pour Staël, Picasso et l’art contemporain : des imposteurs !
     
    Il n'était qu'à l'observer pour comprendre que tout chez lui signifiait mal-être : sa morgue, sa vacuité pathétique. Il prétendait que l'abstinence valait mieux que la création si celle-ci n'atteignait pas l'excellence. Un aveu d'impuissance et de misanthropie sans doute pour cacher ses lacunes. Au cycliste les assertions excessives, à moi une singularité excentrique d'anachorète bougon...  
     
    Revenons donc à nos bougons. Faudrait s'entendre sur le fond ou n’est pas bougon qui on croit l'être.
     
    Qu'est-ce un bon écrit ? Qu'est ce qu'une bonne photo, à quels critères répond une toile de qualité ? Mes éléments de réponse comme disent nos journalistes TV :
     
    Une bonne photo, en deux mots - Clic Clac - parvient vraiment à capter la vibration du vivant.

    Une bonne toile dégage de l’émotion qui provient des invites que sont lignes et couleurs bien menées. Faudrait reformuler mais j’ai piscine....

    Un bon texte - y’a du complexe dans le contexte - Celui qui écrit le fait par nécessité d’y voir plus clair et de s’amuser comme d’autres vont à la pêche. Des lignes, narratives celles-là, pour comprendre l'amour, les femmes, la solitude, l'incommunicabilité, la religion, la spiritualité, la philo, la politique, la société, la mort donc la vie quoi ! On navigue dans les méandres de la conscience.

    Je pense lire pour ces raisons-là mais je lis peu. En ce moment, je fais durer « L'homme de sable » de mon célèbre voisin, Prix Renaudot en 1975. À Guzargues où il vit depuis des lunes, Jean Joubert semble jouir de l’air et du calme de la nature. Je dois dire que je trouve-là un encouragement à résister à la tentation urbaine.
     
    A suivre (...)
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  • La Peinture de NOUT

    On dirait une autre planète, une planète ambivalente.

    Une planète lyrique d’abord, peuplée de volutes et de constellations fulgurantes, libres et spontanées, aux éclats rouges, noirs et émaillés. Des lucioles géantes, des feux d'artifice.

    Puis vient l’autre face, constructiviste, faite de plans géométriques, impétueux, aux aléatoires griffures. Une suite géométrique aux puissantes crêtes noires, jaunes, bleues ou encore des bandes verticales, couleur café. Des chaos et d’étranges silhouettes.

    On est dans la sauvagerie, l’instinct, la passion. Le mouvement des lignes, la courbe, la verticale et l’oblique structurent et dynamisent l’espace. La turbulence des rythmes et la volupté de la matière. Les couleurs chaudes et lumineuses, appliquées à l'acrylique, illuminent la toile et lui procurent une énergie communicative.

    Clic sur la toile pour accéder au LIVRE NUMERIQUE en ligne

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  • Jours de pêche en Patagonie

    Un film qui en manque singulièrement de pêche mais pas de poésie. 

    L’alcoolo repenti, Marco, la cinquantaine, veut se refaire la cerise et, au prétexte d’une pêche au requin, choisit de retrouver sa fille sur la route du repentir sans doute et d’une nouvelle vie... sobre.

    Il a des airs de benêt face à la vulgarité de l’entraîneur de boxe et face à la dureté de sa fille qu’il a laissée avec sa mère il y a longtemps.

    Plans très longs, action ultra-lente, montage fait à la main : aux antipodes du style nerveux d’Hollywood. Moi qui prône le temps long, je n’ai cependant pas été convaincu sur le coup.

    Si j’ai pas mal baillé, j’admets cependant que Jours de pêche en Patagonie ne manque pas de petits intérêts sans prétention.

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