04.02.2008

"Ensemble" ou l'imposture

L’ensemble ( !) des partis politiques, les « collectivistes » en tête, le PC notamment mais aussi les syndicats, les églises et Anne Gavalda, font l’apologie de « Ensemble ».
Sarko va même jusqu’à en faire un slogan « Ensemble, tout est possible » : mensonge évidemment. Manipulation basée sur la crédibilité populaire, très bien mise en scène par les tenants de la COM. Séguéla en tête qui du coup apparaît comme un tricheur magistral.
Ils ont en fait le cynisme de proposer un NOUS grégaire qui méprise le JE. Or le JE c’est l’indépendance, jusqu’à l’égoïsme il faut en convenir, le NOUS mettant, au mieux, le JE au service de..., au pire à la botte de...
En conséquence, du haut de ma mezzanine, je vois dans la revendication de « l’ensemble » une atteinte à la liberté. Ils – ceux qui prônent le NOUS - ordonnent à ma place et aliènent ma liberté de penser par moi-même. Ils prétendent avoir besoin de ma voix pour en retour me venir en aide... Or, une fois ma voix acquise, ils vont par addition de "leur ensemble " se l'approprier sans retour pour avoir la légitimité de m'ordonner de les suivre sans broncher. Une escroquerie dont nos politiques sont coutumiers avec ou sans conscience. Insupportable.
Je suis un homme libre et indépendant, je me vis en JE. ENSEMBLE TOUT EST POSSIBLE et ta soeur !
"ENSEMBLE" ou l'art du TOUS POUR UN, TOUS POUR MOI avec en miroir l'imposture du UN POUR TOUS.

20.05.2007

Mode a gagné l’enfer

Je m’appelle Mode. Normal, je suis fille légitime d’un couple de marchands de fringues. Quand ma mère est tombée enceinte, elle a fait un pèlerinage aux Galeries Lafayette. Elle s’y est aspergée du dernier parfum de Chanel.

Je suis née parfumée et à peine jaillie de ma mère, je me suis parée d’un super accastillage à faire tomber le curé qui me caressait au prétexte de me baptiser en se pinçant le nez et en débitant des balivernes.

Sorry, moi non plus, je pouvais pas te sentir mon… père, mon frère… Fallait savoir ! Depuis lors, j’ai jamais remis les pieds dans tes églises.

J’ai compris que j’avais échappé au premier bobard et bien pigé comment les petits pères faisaient prospérer leur boutique cultuelle en invitant les brebis à s’y modéliser… D’accord, je récite mais t’endends bien, mon faux père : mo-dé-li-ser.

J’ai balancé mon soutien-gorge dans tes psaumes à deux balles et entrepris de me lancer
dans les bonnes affaires. Moi, Mode, j’ai embobiné mon prochain tout en l’aimant beaucoup
moins que moi-même.

J’ai orchestré le marché, accoutré mes petites sœurs d’uniformes en les rendant accros aux tailles basses et en leur faisant croire à la jeunesse éternelle. Carpe diem. Amen la monnaie.

Comme toi, mon père, avec tes cathédrales et tes prêches, j’ai capté le malaise de ma concierge et j’ai récupéré l’émancipation de tous les JE avec les téléguides du sur-mesure de masse.

Tu vois, curé, on a passé tous deux notre temps à tromper le troupeau. Je veux toujours rien savoir de ton paradis, mais, moi, Mode, je sais. Je sais, j’ai fait de la thune et j'ai gagné l’enfer, les rides ont quand même sauté à mes yeux et à présent je pue.

18.05.2007

Chronique des premiers jours

Madame, Monsieur, Françaises, Français, Belges, Belges,

Convenons que le président ait nécessité à se reposer dans des draps en satin du Fort de Brégançon en compagnie de l'élue de son coeur qui ne l'a pas élu puisqu'elle n'a pas voté.
Convenons, Madame, Monsieur, Françaises, Français, Belges, Belges, de cette impérieuse nécessité après 2 jours de présidence qui l'on conduit à faire d'incessants sauts de Paris à Bonn puis à Toulouse et à multiplier les cérémonies et les entretiens jusqu'à présider un premier conseil des ministres. A quoi il faut ajouter la fatigue saine mais vive des footings quotidiens en toutes circonstances et même avec Fillon. On pourra toujours discuter des frais et gaspillages d'énergie de tels déplacements mais, une fois encore, convenons de l'indispensable repos du guerrier. Nonobstant le dîner à la grimace avec Cécilia.
Cela a le mérite d'envoyer un double signal :" je suis partout et hyper-actif" et "vous êtes prévenus, Zébulon est cocu mais content".

En revanche, prêter à Kouchner, le soixante-huitard ami de Khon Bendit, une couleur politique relève désormais de l'imposture. Lui prêter le qualificatif de félon s'avère une évidence. Vous pourrez, Madame, Monsieur, Françaises, Français, Belges, Belges, m'objecter qu'il sera, toute honte bue, forcément meilleur que Douste. J'en conviens et j'ajoute qu'il y va probablement pour atteindre le taux plein d'une retraite de French doctor.

Nul, pas même vous Madame, Monsieur, Françaises, Français, Belges, Belges, ne disconviendra de la pertinence de l'analyse que je conclurai par un constat peu reluisant à l'endroit de ces gentlemen et de leurs dames. Douste a tabassé sa compagne à Marrakech, Cécilia a trompé, trompe et trompera le petit président qui a perdu le code de sa bombe anatomique.. ! Et Bernard a franchi le Rubicon pour améliorer sa retraite. Pas brillant, n'est-ce pas ?

01.11.2006

Flics & citoyens

Vilipender la police, ses rapports avec les citoyens... On connaît la chanson ! Eh bien j'accepte de hurler avec les loups en dénonçant des pratiques intolérables par trop courantes en France ! Ce n'est pas forcément le cas en Espagne notamment, où la police est la clé de voûte de la démocratie encore fragile et les policiers, disons... Intelligents !

Loin de moi l'idée de contester la nécessité de la police. Premiers maillons entre la justice et le citoyen, chargés de faire appliquer la loi, les flics devraient être à la hauteur de leur mission. Or leur absence de discernement, leur attitude de cow-boy est aux antipodes de ce qu'une démocratie moderne est en droit d'attendre. Cela pose le problème du recrutement.

On pense immédiatement aux rapports exécrables entre forces de police et jeunes des banlieues mais permettez-moi de vous rapporter un exemple vécu il y a quelques années.

Trois policiers en planque, je l'apprendrai plus tard, m'ont pris sauvagement en chasse toutes sirènes hurlantes au sortir d'un café où je venais de me rafraîchir après un tennis. Ils m’ont poursuivi ainsi jusque dans un parking privé, ont jailli de leur véhicule, mains sur la gâchette, menacé, traité de dangereux alcoolique. Saisi de panique, j'ai pris la fuite.

En réponse à une provocation insensée, il y avait eu délit, j'en conviens. Pour autant cela devait-il se traduire par une matinée au poste, des commentaires humiliants proférés par un policier tapant un mot à la minute et me demandant de valider un compte rendu de procès verbal truffé de fautes. Et que penser de son collègue plus âgé qui me lança, d'un air méprisant : "Et c’est prof !"

J'avais alors près de 50 ans, blanc de peau, enseignant. Aujourd’hui, je ne suis pas surpris par les provocations récurrentes et leur cohorte de dérapages exercés par des flics qui n’ont pas changé, auprès d'une population qui cumule les travers d'être jeune, sans travail et d’avoir la peau basanée.