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Livre

  • Le chimiste de Séville

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    Extrait

    En cette fin d’après-midi de juillet 2012, le thermomètre affichait 40° dans les ruelles de Séville, l’oppressante chaleur, l’atmosphère poisseuse auguraient de l'irruption imminente de l’orage qui ne tarderait pas à lessiver l'asphalte. 

    Babel Santa sortit comme à son habitude vers 19 heures 30, parapluie sous le bras, cigarette au bec « Un último cilindrín antes del Apocalipsis, ricanait-elle, une dernière clope avant la fin du monde. »  A la même heure, sur l'austère paillasse, Paco Santa manipulait ses instruments de chimie avec méthode et prudence, quand tout à coup, jailli de la rue, retentit un crissement de freins suivi d’un cri strident.

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    La pirouette littéraire qui fait du récit une vraie nouvelle, est saisissante, c'est parfait ! On a envie, à la fin de cette lecture, d'en lire d'autres du même acabit !

     Christine Dujardin. Bibliothécaire

     Un style Latino, foisonnant, pittoresque, une lointaine filiation avec le «réalisme magique» de Garcia Marqués. 

     Roland Faye. Traducteur

    Nouvelle rigolote. Inattendue. Je voyais bien de quoi il retournait, je cherchais, sans comprendre comment ça se passerait, la chute est jolie. Un beau crime. Finalement, c’est la grande question, comment se débarrasser de son couple.

     Bruno Vincendeau. Ecrivain

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  • Les méandres de la conscience

    Je lis et entends ici et là un rejet en bloc de la modernité et de la politique. Pour la politique et ses renards on verra plus tard.
     
    « Il n’y a plus de littérature », lis-je. Sans doute puis-je partager, en partie, la mise à l'index d'une médiocrité ambiante, celle d'une littérature fille du spectacle et soumise au profit. La bande Musso, Lévi, tout juste bonne à passer à la moulinette du marchand de prose à reluire. Mais de là à tout brûler, tout condamner ! Ce peut être une insulte jetée à la figure du lecteur et un avertissement proféré à celui qui aurait quelque velléité à aligner quelques pages : chante bonhomme mais ne prends pas la plume ou bien sois Onfray si tu te veux essayiste ou García Márquez si tu te veux conteur ! On aurait donc tout dit, tout écrit, ne subsisterait que la pâle répétition. Idem en peinture ainsi que l'exprimait ce pseudo-cycliste et grand imbécile...
     
    Sur les pentes du Galibier ce type, prof de dessin et ami de Calin Sbire, redresseur de rieutorts et de dos, pérorait et affirmait que l'art était mort avec Marcel Duchamp. Point de salut pour Staël, Picasso et l’art contemporain : des imposteurs !
     
    Il n'était qu'à l'observer pour comprendre que tout chez lui signifiait mal-être : sa morgue, sa vacuité pathétique. Il prétendait que l'abstinence valait mieux que la création si celle-ci n'atteignait pas l'excellence. Un aveu d'impuissance et de misanthropie sans doute pour cacher ses lacunes. Au cycliste les assertions excessives, à moi une singularité excentrique d'anachorète bougon...  
     
    Revenons donc à nos bougons. Faudrait s'entendre sur le fond ou n’est pas bougon qui on croit l'être.
     
    Qu'est-ce un bon écrit ? Qu'est ce qu'une bonne photo, à quels critères répond une toile de qualité ? Mes éléments de réponse comme disent nos journalistes TV :
     
    Une bonne photo, en deux mots - Clic Clac - parvient vraiment à capter la vibration du vivant.

    Une bonne toile dégage de l’émotion qui provient des invites que sont lignes et couleurs bien menées. Faudrait reformuler mais j’ai piscine....

    Un bon texte - y’a du complexe dans le contexte - Celui qui écrit le fait par nécessité d’y voir plus clair et de s’amuser comme d’autres vont à la pêche. Des lignes, narratives celles-là, pour comprendre l'amour, les femmes, la solitude, l'incommunicabilité, la religion, la spiritualité, la philo, la politique, la société, la mort donc la vie quoi ! On navigue dans les méandres de la conscience.

    Je pense lire pour ces raisons-là mais je lis peu. En ce moment, je fais durer « L'homme de sable » de mon célèbre voisin, Prix Renaudot en 1975. À Guzargues où il vit depuis des lunes, Jean Joubert semble jouir de l’air et du calme de la nature. Je dois dire que je trouve-là un encouragement à résister à la tentation urbaine.
     
    A suivre (...)
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  • RAX ou les cadrages exquis (mots)

    Noche sin dormir. ¿ Por qué no te duermes negrito que tu mamá está en el campo ? 

    A ma gauche "Murámonos, Federico" de l'écrivain costaricieJoaquín Gutiérrez, traduit par l'amigo Roland Faye. A ma droite l'IPhone.

    Combat qui tourne vite à l'avantage de la merveille technologique. Je le regrette en somme, la lecture est si souvent "rêvissante". J'ai fort envie de relire ce bouquin, de faire une virée à Limon pour pas un rond. Sed, but, mais, pero ma vue. Optic 2000.

    Mon regret est de courte durée, Eddy Mitchell, son dernier Olympia, il ne sait pas qu'il me régale à 2h du mat sous des strates de couvertures. Puis Arte, Ragnar Axelsson, la vache, non la baleine ! Admirable, eussè-je dormi que c'eût été une faute tant le travail de ce photographe est admirable. Il photographie en N&B ses compatriotes islandais et les contrées boréales, les îles Féroé, le Groenland, les chasseurs Inuit. Chef d'oeuvre. Paysages et portraits mêlés dans une lumière magnifique, des cadrages... exquis. A me filer le désir de me saisir du Canon 5D au plus tôt, sitôt finie la plaisanterie de Monsieur Tanner.

    Ragnar Axelsson, RAX http://www.rax.is/

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