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  • SMOKE

    Cette nuit, j’ai proposé au chancelier Helmut Schmidt de regarder le Doc d’Arte sur son épopée politique et son amitié avec VGE de 1974 à 1981.

    rêve,helmut schmidt,vge,smoke

    Il était ravi et a préféré le visionner sur mon IPhone plutôt que sur l’Ipad. Allez savoir pourquoi ! L’esprit humain est insondable.

    Reparti de mon kaz avec l’Iphone, il m’a promis de le ramener après avoir vu l’intégralité du Doc., sans doute ce soir, or ce soir je dîne chez des amis… De là à ce qu’il s’invite.

    Je pense qu’en qualité de Social-démocrate, il serait le bienvenu. Cela dit, il fume comme un sapeur et je comprendrais que mes potes âgés, soupe au lait et hypocondriaques ne souhaitassent pas qu’il nous enfumât, n'ech-pas ?

    D’autres s’en chargent sans clope ni cigare et enfumer peut tuer ! Nico(tine) en a fait les frais et François aussi, vespa ?

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  • La collection ARKAS au Musée de Lodève

    Bonnard, Renoir, Vuillard…

    Chefs d’œuvre de la collection Arkas

    Musée de Lodève  / 19 décembre 2013 - 30 mars 2014

    « Collectionner porte une responsabilité culturelle qui seule rend l’analyse du développement de l’art possible » Lucien Arkas

    C’est après avoir exposé trois tableaux de sa collection en 2012 que Ivonne Papin-Drastik, conservateur en chef du patrimoine, directrice du Musée de Lodève, a eu l’idée de proposer l’exposition. D’autant que « Depuis longtemps Lodève regarde vers la Méditerranée (…) Dès lors, approfondir des relations avec la Turquie devenait tout naturel. »

    Armateur, grand collectionneur d’art et mécène, Lucien Arkas est issu d’une famille marseillaise installée à Izmir depuis trois-cents ans. En 2010, il propose au Consul de France de restaurer les bâtiments du consulat français. En contrepartie, le consul met à sa disposition une partie des bâtiments dans lesquels Lucien Arkas organise des expositions gratuites à l'attention du public.

    Un rassemblement d’œuvres rares

    Riche de plus de mille œuvres, c’est depuis 2005 que la Collection Arkas privilégie la peinture européenne de la fin du XIXe et début du XXe. La collection exposée ici, réunit les grands courants qui ont marqué les débuts de la période moderne : Ecole de Barbizon, impressionnisme, postimpressionnisme, Pont-Aven, Nabis, fauvisme, cubisme de seconde génération.

    L’exposition en quatre thèmes 

    1.   « Portraits » de Bonnard, Renoir, Vuillard, Van Dongen, Valloton, Labasque…

    2.   « Intimités » Des nus de Maximilien Luce, Suzanne Valadon, Manguin ou Kisling…

    3.   « Paysages » de Corot à Henri Martin, Dufy…

    4.   « Peindre la vie » Des scènes de genre de Toulouse-Lautrec, Vuillard, Valloton, Braque...

     

     

    Un parcours passionnant et un accueil de qualité.

                                                                                         Guy Rieutort

    PORTRAITS

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    Kees Van Dongen, Femme aux bijoux, 1929 © ADAGP Paris, 2013

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    Louis Anquetin, La femme à l'ombrelle, 1891

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    Louis Buisseret, Portrait de Mary Louise McBride (Mme Homer Saint-Gaudens), 1929 © ADAGP Paris, 2013

     

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    Ferdinand Max Bredt, Odalisque allongée, non daté

    INTIMITES

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     Suzanne Valadon, Catherine nue, allongée sur une peau de panthère, 1923

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    Moïse KISLING, Nu allongé, sur tapis fleuri, 1935 © ADAGP Paris, 2013Maximilien Luce, Femme nue aux bras derrière la tête, 1890

     PAYSAGES

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    Henri Martin, Canal à Venise, ca. 1909-1910 © ADAGP Paris, 2013

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    Charles Camoin, Port de Cassis, 1901 © ADAGP Paris, 2013

     PEINDRE LA VIE

     

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    Georges Braque, Nature morte a la théière noire, 1941-1942 © ADAGP Paris, 2013

     

  • Onze heures onze

    Marcos roulait en direction du centre ville de Gérone, il ralentit son allure pour consulter l'heure : 11h11. A cet instant, une Fiat 500 déboula sur sa droite, l’instant d’inattention qui suffit pour qu’il ne presse pas sur les freins.

    Aussi mesuré qu'un radical socialiste, plus apprêté et ponctuel qu’un maître d’hôtel de chez Duran à Figueras, Marcos ne concevait l’ordonnancement de son temps qu’à travers l'heure dont il prenait connaissance à intervalles réguliers sur son IPhone, lequel par un énigmatique hasard, affichait en symétrie l’heure et les minutes : 11h11, 12h12, 20h20, etc. 

    gérone

    Au volant de sa Fiat 500 pimpante, Luz portait le rouge aux lèvres et la robe de Pénélope Cruz. Elle soulevait les idées, adorait le bazar, incarnait la légèreté, la pluralité des points de vue. 

    Petit, fade, discret, ordonné, économe et psychorigide mais poli et souriant, Marcos ne succombait jamais à l’émotion, moins encore à l’impulsion, il calculait tout et toujours. Critique, tendant vers l'excellence qu'il n'atteindrait jamais, excepté pour le rituel impeccable du cadran digital, il vivait donc un quotidien insatisfaisant ponctué par l'exactitude des 8h8, 10h10, 15h15. 

    Luz était l’incarnation d’un concept cubiste avec le relief en sus. De quelque angle qu’on l’envisageât, elle était magnifique et sexy. De face, de profil droit, de dos, de profil gauche et même vue d’en haut.  Elle était l’harmonie vivante.

    Marcos, plus «notes de bas de page» que créateur ne se risquait pas à produire quelque œuvre, esquisser quelque trait ou à jouer quelque note de musique que ce fût, de peur de s'exposer aux foudres que lui-même administrait aux artistes de toute nature. Installé dans la critique, il n'agissait jamais. Cependant, l'oisiveté, l'ennui, l’insatisfaction le minaient, à tel point qu’il picolait assidûment.

    Luz, cerise sur le beau lot, était non seulement l’incarnation d’une œuvre de Picasso, Gleizes ou Meitzinger, mais elle peignait elle-même.

    Bien qu'il fût effacé, aigri et gris, Marcos pouvait parler de tout et de cubisme avec une onction aussi trompeuse que son sourire. Ce déploiement d'amabilités mondaines et de sourires était le meilleur des camouflages. Il souriait beaucoup, il souriait trop. Pas étonnant, ce sont souvent les plus mal dans leur peau qui sourient les premiers, qui sourient les derniers, qui sourient toujours. Il se montra donc souriant, navré et complaisant à l’adresse de Luz, lui proposa de remplir un constat à l'amiable qui allait l’arranger, forcément.

    L’accident avait bien eu lieu à 11h11, la CLIO était sérieusement emboutie mais l'effrontée serait responsable du choc, du sinistre comme disent les Assurances. Luz qui s’en fichait comme de son premier string, lui fit confiance, par négligence et par paresse.

    Marcos, fier de son audace payante, fut d'abord soulagé d'échapper au «malus» et à une sorte d'opprobre. Lui le vertueux, tellement prévenant, auquel il n'arrivait jamais rien qui pût le déstabiliser, avait réussi à sauver la face. Son contentement fut de courte durée, gagné par le flegme de Luz, son exact contraire, troublé par sa plastique, il succomba à un authentique coup de foudre.

    Luz fit éclater les peurs de Marcos et son armure avec, provoquant le déverrouillage immédiat de son Iphone qu'il consulta machinalement. A cet instant précis, le cadra afficha 12h13.

    gérone

     Gérone/Guzargues 5 janvier 2014