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  • Mademoiselle

     

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    Alors ce mademoiselle qu'on voue désormais aux gémonies au point de l'avoir supprimé... j'entends pas mal de sornettes et beaucoup de conneries à cette occasion.

    Telle féministe, ravie de l'abandon de l'appellation, nous explique que cela rabaissait la femme, que c'était... discriminatoire ! Il s'agissait d'une intrusion dans la vie privée de la femme. Les bras m'en tombent. D'ailleurs, poursuit-elle, le terme damoiseau pour l'homme n'est-il pas tombé en désuétude depuis 2 siècles ! Et alors, que l'on m'explique ! Un peu court face à l'élégance du mot.

    Une demoiselle, autre argument, définit une vierge, une pucelle ou une célibataire, ma grand-mère s'appelait mademoiselle et je trouvais cela bizarre. Il y a belle lurette que l'usage de Madame s'est imposé dans ce cas.

    Mademoiselle qui passez sans me voir, Mademoiselle chante le blues et moi je broie du noir à l'idée de passer pour un macho ringard s'il m'arrive de dire "bonjour mademoiselle" à... une jeune femme !

    Mademoiselle, c'est léger, ça sonne beau. Madame ça vous classe et c'est très bien ainsi mais alors comment faire à présent ? Nommer cette jeune femme Madame ou user de son prénom me dit-on... qu'elle porterait au frontispice de sa silhouette !

    Poète range ton luth ! Ridicule vous dis-je !

  • Dans la tête en sommeil

    Un tempérament éruptif

    Dans la tête en sommeil


    Comment, pourquoi ?

    One wonderfull woman

    Et une très vive douleur au coude

    One done recipi

    Pardon garçon ?

    Los cerdos comen bellotas

    Les mots se tricotent


    Se glissent entre les doigts

    Mower mother power

    Ma douleur Camille

    Est in conspectu tenedos

    Chute nocturne sur le coude


    D'où douleur du Doudou

    Croquer la pomme à deux

    La pommade pour le coude

    Camille ma douleur encore

    Andalousie, Séville ta Giralda

    S'y baguenauder en urgence

    Nec plus ultra. Ou ailleurs. 

     

     

     

     

     

  • Flore ou la classe moyenne en débrouille

     

    Flore, 59 ans, fonctionnaire à Toulouse

    Je fais partie de la classe moyenne, avant de la moyenne+, avec la crise, je suis à présent dans la moyenne-.
 J'ai du mal à m'endormir même si j'ai la pudeur de pas me plaindre, je me suis considérablement appauvrie.

    Désormais, je fais très attention.

    J'adore les restos, je peux pas m'en passer, sauf à déprimer grave. Du coup, mes copains m'invitent. Bon, mais j'aime le ciné et au lieu d’y aller 3 fois par semaine j’y vais plus qu’une fois. Vous rendez-vous compte de ça ?
 C'est une liberté de plus que j'ai perdue. 
Bon, mais j'ai la révolte en moi, les gens devraient comprendre, ce sont des échecs que je vis à présent.

    Bon, mais pas question de supprimer les cours de salsa bi-hebdomadaires et les robes et la voiture, c'est des cadeaux de mes ex et de mes parents. Les bijoux que je porte, mon copain, le nouveau, me les a offerts.
 Bon, mais je me sens pauvre quand même.
 

    Une fois par semaine, je vais chez le coiffeur, c'est un budget mais, bon, c'est essentiel. Pareil pour la manucure, ça coûte un bras si j'ose dire, mais comment faire autrement quand on est habitué ? Un week-end sur deux, je file au bord de la mer dans l'Hérault, à 250 km. Entre autoroute et essence, ça fait cher mais la mer m'est nécessaire, la mer, très cher, si je la perds j'en serai bien plus amère. C'est comme le ski, j'ai renoncé aux Alpes, je vais à Bagnères de Luchon maintenant. 
C’est comme les voyages, pas possible de pas voyager. Je suis ric-rac en fin de mois, bon, mais je mets tout de même de côté pour le prochain projet : 2 mois à la Réunion/Maurice, une évasion indispensable, vous comprenez, plus encore quand on est pauvre.

    Parvenue à la retraite dans 1 an, j'aurai pas de toit à moi, du coup je l’envisage mal cette retraite.
 J’ai peine à descendre ainsi.
 Je vis chez ma mère qui vient d'avoir 98 ans, elle est en maison de retraite et mon père est mort.
 Heureusement, mes parents avaient acheté un appartement en ville, une maison de campagne et un studio en Guadeloupe avec la loi Girardin. Je suis fille unique et j'ai pas d'enfants, j'en avais pas trop les moyens mais, bon.

    
Si j’ai le nez hors de l'eau, je suis à deux doigts de prendre le bouillon. J’ai dévalé une marche. Je suis en voie de paupérisation.

    Bon y'a pas le feu non plus, quand je vois les gens qui gagnent 2500 €, je sais pas comment ils font. Je les rencontre au resto du cœur, il paraît même que certains ont des revenus plus faibles encore.
 Déclassée je suis, bon, mais je me débrouille.